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1999 COURAGE NISSAN C52 LMP

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  • Conçue par Paolo Catone, le créateur de la Peugeot 905

  • Développée avec NISSAN : Moteur, transmission et suspension de la NISSAN R390 GT1

  • Châssis en carbone, boite de vitesse XTRAC séquentielle, freins carbone 

  • Trois participations aux 24 Heures du Mans

  • 6ème place en 24 Heures du Mans 1999

  • Pilotée aux 24 Heures du Mans 1995 par Henri Pescarolo

  • Eligible à Gulf Historic, Masters Endurance Legends, Endurance Icons, Endurance Racing Legends et le Mans Classic Legend

ELIGIBILITE

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

ENDURANCE RACING LEGENDS by PETER AUTO

LE MANS CLASSIC LEGEND

MASTERS ENDURANCE LEGENDS

ENDURANCE ICONS By MOTOR RACING LEGENDS

DUBAI GP REVIVAL

SEBRING CLASSIC 12 HOUR by HSR

DAYTONA CLASSIC 24 HOUR by HSR

ROLEX MONTEREY MOTORSPOSTS REUNION

Marque

COURAGE

Modèle

C52

Année

1999

No de châssis

C52-1

Châssis

CARBONE

Carrosserie

CARBONE

Freins

CARBONE

Moteur

NISSAN VRH35L 3496 cc Double Turbo

Puissance

643 CH.@6800 t/min

Boite de vitesse

XTRAC 6 VITESSES SEQUENTIELLE

Poids

900KG

Dans la lignée des Cougar puis Courage construite par Courage Compétition pour participer aux 24 Heures du Mans depuis les années 80, la C52 tient une place à part. Conçue pour recevoir une variété de moteurs, elle a notamment permis à Nissan de préparer son programme sport-prototype et l’engagement des Nissan R391 en 1999 à la suite de l’engagement des R390 GT1 en 1997 & 1998. La C52 est la première voiture de Courage à avoir bénéficié de l’appui d’un constructeur, au-delà de la simple fourniture moteur. Preuve que l’auto avait également un châssis bien né et un design soigné, notre Courage se classa en 6ème position aux 24 Heures du Mans en 1999 et un exemplaire (à moteur Peugeot) se classa 4e des 24 Heures du Mans en 2000 derrière les intouchables Audi R8. Symbole de l’ère des LMP ouvertes, la C52 est l’ultime aboutissement de la C41 avant que n’apparaisse la C60 en 2000.

 

Un prototype évolutif au dessin moderne développé par Paolo Catone

Comme le montre son historique complet qui s’étale du milieu des années 90 jusqu’à la saison 2000, la C41 fut une voiture évolutive. Trois châssis furent assemblés, dont C41 #01 aujourd’hui présenté par Ascott Collection. Ce châssis évolua en C51 #01 en 1998 et enfin en C52 #01 en 1999.

Cette volonté de s’adapter - notamment à plusieurs types de moteurs - Yves Courage l’a souhaitée dès le départ. Lorsque le programme endurance de Peugeot s’est arrêté après la victoire aux 24 Heures du Mans 1993 de la Peugeot 905, le spécialiste de l’aérodynamique maison, Paolo Catone, se réorienta. Passé notamment en F3000, Yves Courage allait le démarcher fin 1993 puis lui confier son idée : construire un prototype WSC moderne, pouvant aller se battre (notamment) aux Etats-Unis en recevant des moteurs différents selon les envies des clients. Paolo Catone accepta et dessina alors la C41. A noter qu’un premier projet a été développé par Marcel Hubert en charge du design chez Courage, mais ne passa pas le stade du concept. Le designer partait à la retraite, ce qui a en partie décidé Courage à se tourner vers les services de Paolo Catone. 

 

La ligne de la C41 fut réalisée par les équipes de Courage avec Paolo Catone en superviseur donc, le tout en utilisant la CAO (sur Catia Système). Le travail aboutit à la création d’une coque carbone, moulée d’un seul tenant. Une petite prouesse pour l’époque. « Ce que j’ai toujours essayé de faire sur les voitures sur lesquelles j’ai travaillé, c’est de construire quelque chose de fonctionnel, évidement performant et facilement exploitable. Pour un projet de ce style, c’était intéressant d’évoluer depuis la 905, en considérant que c’est une voiture qui doit pouvoir être exploitée par une petite équipe, demeurer fiable et pas trop chère, avec des solutions pas trop sophistiquées, tout en ayant l’objectif d’être moderne et performante » raconte Paolo Catone lorsqu’il évoque sa contribution au projet C41. 

Finalisée en juillet 1994 après les premiers essais en soufflerie avec une maquette en avril, la conception de la C41 permet d’aboutir à l’assemblage du tout premier châssis (01) dont les premiers tours de roues ont lieu le 6 octobre 1994. Henri Pescarolo, Pierre-Henri Raphanel et Eric Van de Poele se relaient alors au volant de la C41 sur le Circuit Bugatti du Mans. La mise au point se fait de manière progressive, et il est un temps envisagé de participer aux 24 Heures de Daytona. Il n’en sera finalement rien. 

 

Cela aurait pourtant été un joli clin d’œil à la mécanique de la jeune et jolie C41. Car sous le capot arrière, c’est un bloc Chevrolet dérivé d’un moteur de série qui est greffé. Un V8 Chevy 5,0 litres avec arbre à cames central, et seulement deux soupapes par cylindre. Pour prendre place, ce moteur a été accompagné de renforts en tube de part et d’autre. Sa préparation est réalisée par Katech, dans le Michigan. Pour l’accompagner, l’ensemble boîte-pont est fourni par Intermotion (entreprise avec d’anciens membres des programmes Hewland et Jaguar). La commande de boîte de vitesses pour le pilote est « à l’ancienne », avec le premier rapport en bas à gauche puis un H. 

 

Engagée aux 14 Heures du Mans en 1995 et pilotée par F. Lagorce, E Bernard et Henri Pescarolo

C’est donc au Mans, dans son jardin, que la barquette répondant au règlement WSC / LMP1 peaufine sa préparation. Jean-François Guittard, pour Auto Hebdo, a le privilège de l’essayer avant même ses débuts aux 24 Heures du Mans en 1995. Ses commentaires de l’époque sont très flatteurs. « La voiture s’apparente plus dans ses réactions à une monoplace qu’à une ancienne sport-prototype, le train avant est très directionnel et demande une concentration de tous les instants. Dans les lignes droites, il suffit de regarder le compte-tours […] pour s’apercevoir que les montées en régime sont vives. Le V8 gronde et vous propulse vigoureusement de façon processive, un peu comme si vous étiez aux commandes d’un avion ». 

 

La première participation aux 24 Heures du Mans de notre Courage commence remarquablement bien avec la sécurisation de la 4ème position à l’issue des qualifications. S’élançant de la seconde ligne, Henri Pescarolo abandonnera au bout de 26 tours sur panne moteur.

Une première édition frustrante, dans l’ombre de la C34 qui se classe 2e . Bob Wollek, Eric Hélary et Mario Andretti étaient en position de gagner si un changement de capot moteur en fin de course n’avait pas fait perdre trop de temps à l’équipage.

 

En 1998, Courage devient le « bras armé » de NISSAN pour partir à la conquête des 24 Heures du Mans

En 1997, Courage engage au Mans trois voitures motorisées par Porsche et notre voiture ne sera pas engagée : deux C36 et une C41 qui porte les couleur bleu blanc rouge en hommage à Michel Vaillant. Cette C41 terminera au pied du podium. Encore une belle prouesse de la part de l’équipe de Yves Courage.

Courage bénéficie des ambitions de Nissan

Mais revenons au châssis C51 #01 et à l’année 1998. Désormais, le constructeur Nissan entre dans la boucle. Contrairement aux partenariats que Yves Courage pouvait avoir eu avec des constructeurs (d’abord Ford de 1982 à 1984 puis Porsche jusqu’en 1997), l’objectif est ici tout autre pour Courage et les siens. Nissan qui a développé une GT1 avec le support de Tom Walkinshaw veut désormais se lancer avec Yves Courage dans le développement d’un programme LMP. A cette occasion la base que constitue la C41 est évoluée en C51 (c’est toujours le même châssis).

 

C’est la première fois qu’Yves Courage reçoit l’appui d’un grand constructeur au-delà de la fourniture moteur. Il est intéressant de se rappeler que Courage avait déjà collaboré avec Nissan en engageant pour la marque deux châssis en 1989 et 1990 (respectivement les Nissan R88S et R89C). D’ailleurs la voiture de 1990 a été acquise par Ascott Collection auprès du Musée Nissan au Japon.

 

Pour 1998, nouveau partenariat avec Nissan oblige, la C51 #01 reçoit un V8 Nissan de 3,0 litres (contre 3,5 litres dans les Nissan GT1 engagées officiellement en parallèle). Avec l’appui du constructeur japonais, Yves Courage et ses hommes bénéficient d’un programme de roulage complet. Plus de 10 000 kilomètres d’essais sont réalisés avant l’édition 1998 des 24 Heures du Mans pour les deux châssis engagés (dont une simulation d’endurance à Lurcy-Lévis). On retrouve la n°13 (châssis 02) pour Didier Cottaz, Jean-Philippe Belloc et Marc Goossens, et la n°14 (châssis 01- notre voiture) pour Fredrik Ekblom, Patrice Gay et Takeshi Tsuchiya (pilote officiel Nissan en Super GT). 

En 3’43'244 lors des essais libres, Fredrik Ekblom fait mieux que les Ferrari 333 SP et montre que la C51 est compétitive. Le meilleur temps de la catégorie est l’œuvre de Pierre-Luigi Martini sur une BMW V12 LM usine en 3’38’’829, mais il est le seul à passer sous les 3’40. Tom Kristensen (BMW V12 Le Mans n°1) est par exemple chronométré en 3’41’’599. La Courage ne rend que 1,5 secondes sur un tour rapide au futur Monsieur Le Mans ! A cette époque les GT1 sont très rapide et la Toyota GT One se qualifie en 3,4004. Les écarts sont très serrés !

La course se solde par un abandon. A la 20e place après la première heure de course, la C51 -01 recule au classement à la suite d’un accrochage en piste, mais revient dans le rythme et se positionne à une honorable 18e place à l’entame de la nuit avant qu’un problème de température d’eau ne stoppe sa marche à 23 h 32. Les deux C51 abandonneront.

 

6e place aux 24 Heures du Mans 1999

La courage-Nissan est au départ de l’édition du siècle, surnom fréquemment donné à l'édition 1999 en référence au grand nombre de constructeurs qui étaient au départ et à l'intensité de la lutte. 1999 sonne comme la revanche après deux abandons en Sarthe malgré de belles performances en vitesse pure ! Désormais, la voiture utilise un bloc moteur de 3,5 litres turbo, de nouvelles suspensions arrière et une boîte de vitesses X-Trac. Il s’agit en fait du bloc propulseur, de la transmission et des suspensions de la Nissan R390 GT1. Un train arrière très prestigieux et puissant !

Nissan a apprécié la bonne performance de 1998 (une C41 termina 16e, une C51 était 4e à la mi-course) et fait l’effort de pousser encore son accompagnement. D’ailleurs, une C52 roule même sous les couleurs officielles Nissan Motorsports (châssis 06). Côté design, la C52 reçoit une évolution aérodynamique et roule en Bridgestone et non plus en Michelin. 

 

Cette ultime édition du XXe siècle va être celle du succès pour le châssis 01. Grâce à une bonne préparation notamment à Barcelone et au Paul Ricard, l’équipe se présente aux 24 Heures du Mans avec un niveau de confiance élevé. Le châssis devenu C52 #01 est confié à Alex Caffi, Andréa Montermini et Domenico Schiattarella. Un trio 100% Italien qui profite d’une C52 revue et améliorée. Avec une expérience en F1 et l’ambition de réaliser ensuite une aventure américaine, les trois pilotes ont une solide motivation.

 

La première partie de course est marquée par des problèmes de freins, un souci que n’avaient pourtant jamais rencontrées les Courage jusque-là. Mais avec un bon rythme et une course sans erreur, l’équipage italien remonte progressivement et profite des soucis des voitures de pointe. À la 10e place à la mi-course, la Courage n°13 remonte progressivement au classement et se retrouve 6e au moment de passer le drapeau à damier. Elle est la meilleure Courage de cette édition, marquée par la présence des trois voitures dans le Top 10 ! 

 

L’épopée naissante entre Courage et Nissan n’aura pas le droit à une lune de miel. Avec le rapprochement de Nissan et de Renault, le programme compétition est stoppé. Pourtant, Courage avait renouvelé sa confiance et se préparait déjà pour 2000. 

 

Les C41 / C51 / C52 n’allaient plus continuer et c’est la C60 qui allait prendre le relais avec d’autres motorisations.

Cette C52 a donc participé a seulement trois courses dans sa vie et uniquement au 24 heures du Mans! Avec cette 6ème place obtenue au classement général en 1999, cette Courage - Nissan sera une sérieuse concurrente en ERL et au Mans Classic. Son retour au Mans sera à n'en pas douter très apprécié par les fans.

 

Résultats de course

17/06/1995 – 24 Heures du Mans – abandon après 26 tours (Henri Pescarolo / Franck Lagorce / Éric Bernard)
06/06/1998 – 24 Heures du Mans – abandon après 126 tours, problème de température d’eau (Fredrik Ekblom / Patrice Gay / Tetsuya Tsuchiya)
12/06/1999 – 24 Heures du Mans – 6e (Alex Caffi / Andréa Montermini / Domenico Schiattarella)

Photos historiques: John Brooks

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